lundi 22 juin 2015

La couleur de la peur, Malorie Blackman

« Comment avais-je fait ça ? Comment avais-je pu arrêter d'être moi pour me glisser dans la vie de Steve ? Comment était-ce possible ? J'ai regardé mes mains.
Elles tremblaient. C'était dingue ! Le rêve de Steve était si réel. Car ce ne pouvait être que ça : un rêve. Mais d'où venait-il ?
J'avais mes propres cauchemars. Mais aucun ne ressemblait à ça. Aucun n'était si intense et aucun ne m'avait fait pénétrer dans la tête de quelqu'un d'autre.
Chacun de nous a son cauchemar. Une histoire de créatures monstrueuses, de poursuites infernales ou d'effroyables tortures, qui revient inlassablement, dans nos nuits les plus noires...
Un seul cauchemar, toujours le même, qui n'appartient qu'à nous. Lors d'un accident de train, Kyle, lui, se découvre l'étrange pouvoir de vivre les cauchemars des autres. De l'intérieur. Comme s'il y était. En attendant les secours, tandis que, la mort rôde parmi les victimes inconscientes, Kyle plonge ainsi au cœur de l'horreur... »

J’ai démarré cette lecture en ne me rappelant plus du résumé ! Je vous dis pas ma surprise quand il y a eu l’accident de train ! (BRAVO Noémie c’était écrit derrière !) : BREF et sinon ce livre ?

J’ai ado-ré (oui je dis ça tout le temps, dans presque toutes mes chroniques ! Passssssssons !) le style du livre qui est en somme divisé en plusieurs « chapitres » qui ne sont autres que les différents cauchemars des passagers du train ! J’ai beaucoup aimé ces histoires « dans l’histoire » qui rythme très bien le récit. Ça fait penser à des petits contes modernes (fantastiques parfois !) avec une sorte de « morale » au bout ou bien une fin cinglante ! Jusqu’à connaitre le cauchemar de Kyle lui-même et bien d’autres choses…

C’est un bon « page turner » même si j’ai mis du temps à le finir (Je l'ai commencé pendant le week-end à milles et laissé un peu de côté quelques temps par manque de temps justement !)

Je connaissais Malorie Blackman de nom et en avait pas mal entendu parler, notamment sur la chaîne Youtube de Justine (FairyNeverland) qui l’aime beaucoup. Je compte sincèrement lire d’autres livres d’elle. J’ai vraiment apprécié son univers.

J’ai apprécié les jolies métaphores employées par l’auteur. Telles que : «  Mais quand j’essaie de les saisir, ils me glissent des mains comme de l’eau ruisselant dans les failles de mon esprit. », « Mon père avait pour habitude de ponctuer ses phrases avec ses poings. » p 93 ou encore, « C’est comme si son esprit insouciant nous enveloppait tous les deux. » p 152

Au fil de divers mystères l’auteur nous tient en haleine et n’as de cesse de nous montrer ses talents !

Un livre auquel je n’étais pas préparé, qui m’as étonné ; en bien !

«  On peut admirer la forme et la beauté des flammes d’une maison en train de brûler tout en détestant la violence et la destruction. » p 202

« Je les serre contre moi, je les bois, je les respire, je les goûte jusqu’à ce qu’ils envahissent mes sens. » p 224


 Note Babelio :3/5

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